• Les achats responsables, l’incontournable d’une transition réussie

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    #Transition verte
    Publié le 01/12/21
    Lecture 20 Min.

    Aujourd’hui, toutes les décisions prises par les entreprises en termes d’achats de produits et services génèrent des impacts sur l’environnement, et ce à différents niveaux : appauvrissement des ressources naturelles, recours aux énergies fossiles, émissions de CO2, accroissement des déchets produits, etc. Elles ont aussi un effet majeur sur les personnes et la société dans son ensemble, notamment sur les conditions et l’environnement de travail, la formation, la santé. En quoi les nouveaux enjeux de la fonction Achats reflètent-ils un changement profond de société, et quelles sont les clés de la réussite de sa transformation ? Découvrez les explications de Laurence Maldonado, responsable des Achats durables et responsables chez BPCE Achats / Groupe BPCE, et de Fanny Bénard, directrice du cabinet BuyYourWay, dédié aux achats responsables et vice-présidente de l’Observatoire des Achats Responsables à travers ce podcast Green Momentum.

    • Laurence Maldonado
      Laurence
      Maldonado

      Responsable des Achats durables et responsables chez BPCE Achats / Groupe BPCE.

    • Fanny Bénard
      Fanny
      Bénard

      Directrice du cabinet BuyYourWay, dédié aux achats responsables et vice-présidente de l’Observatoire des Achats Responsables

    Une prise de conscience accélérée

    Depuis la promulgation de la Loi SAPIN 2 sur la prévention et la détection des faits de corruption ou trafic d’influence en 2016, puis, l’année suivante, de la loi relative au devoir de vigilance*, notamment contre les atteintes envers les droits humains, la santé, la sécurité des personnes et l’environnement, les entreprises ont accéléré la transformation de leurs propres directions des Achats vers des Achats responsables.

    Grâce à ces lois et aux actions des parties prenantes externes - clients, investisseurs - les entreprises ont renforcé leurs démarches en s’appuyant notamment sur la norme internationale ISO 20400 publiée en 2017. Celle-ci prévoit une représentation commune de la RSE par tous les pays et donne des lignes directrices sur les achats responsables, permettant aux entreprises de prendre conscience de leur impact sur les chaînes d’approvisionnement. Parallèlement, les campagnes choc des ONG et le relais accru des médias ne cessent d’interpeler le grand public sur les enjeux des achats durables et sur la responsabilité tant des fournisseurs que des consommateurs.

    La politique d’achats responsables d’une entreprise s’inscrit désormais pleinement dans sa stratégie globale, en accord avec son business model.

     

    Des facteurs clés de succès

    La prise de conscience du caractère stratégique des Achats incite les entreprises à aller plus loin et à intégrer les critères RSE à chaque décision d’achat, selon des critères adaptés.

    Pour y parvenir, la vision et les objectifs doivent émaner des dirigeants, afin d’aligner les objectifs des achats avec ceux de l’entreprise, en s’appuyant sur des indicateurs de mesure clairs et comparables. « L’objectif est de mesurer les ambitions affichées. Par exemple, nous allons prendre en compte la réduction de l’impact carbone des produits et services dans les achats, mais également dans les pratiques pour la totalité de nos consultations et décisions tenant compte des impacts RSE », indique Laurence Maldonado, en charge des Achats durables et responsables chez BPCE Achats / Groupe BPCE.

    À cela s’ajoute la nécessité de s’adapter aux exigences budgétaires tout en mettant en lumière les bénéfices à moyen et long terme des achats responsables. Pour Fanny Bénard, qui dirige le cabinet BuyYourWay, dédié aux achats responsables et vice-présidente de l’Observatoire des Achats Responsables : « Oui, cela peut coûter plus cher à court terme, mais cela permet aussi de faire gagner de l’argent à l’entreprise, à moyen ou long terme, quand on n’est pas soumis à une crise et que l’on tient compte des matières premières et de leur raréfaction, par exemple. Le coût final pour l’entreprise est alors moins important. »

     

    * Loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre

     

    Infographie AchatsResponsables FR
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