Publié le 06/04/18
Publié le 06/04/18
Lecture Min.

Devenir le premier acteur de la gestion active au monde d’ici à 2020, telle est l’ambition de Natixis. Jean Raby, directeur du pôle Gestion d’actifs et de fortune, nous parle des nouveaux défis à relever et nous explique comment atteindre cet objectif au cours des trois prochaines années.

Jean Raby, directeur du pôle Gestion d'actifs et de fortune de Natixis

Jean Raby, directeur du pôle Gestion d’actifs et de fortune de Natixis

Jean Raby, à votre avis, quel facteur impacte le plus notre activité de gestion d’actifs et notre environnement concurrentiel aujourd’hui ?

Jean Raby : Beaucoup de gens évoquent l’impact de la réglementation et la forte pression imposée par différentes réformes sur le secteur. Toutefois, je pense que le principal catalyseur de changement à venir est la digitalisation, qui influence tous les aspects de notre métier : notre manière de travailler ensemble, la gestion de nos processus d’investissement ainsi que la façon dont nous distribuons nos offres à nos clients. Le mouvement n’en est qu’à ses débuts, et notre industrie a pris un peu de retard dans l’adaptation de son modèle économique. La transformation digitale est un facteur essentiel auquel nous devons nous préparer. C’est la raison pour laquelle nous en avons fait une priorité stratégique.

 

En plus de la digitalisation, quels sont selon vous les autres facteurs concurrentiels clés qui devraient nous permettre de nous différencier au cours des prochaines années ? Nous voulons devenir le leader mondial dans la gestion active. Comment y parvenir ?

Jean Raby, directeur du pôle Gestion d'actifs et de fortune de Natixis 2

Jean Raby : On peut raisonnablement s’attendre à ce que la performance globale des marchés soit plus variable et moins corrélée qu’elle ne l’a été au cours des 30 dernières années. Dans cet environnement, le gérant actif que nous sommes sera bien mieux armé pour gérer le risque que d’autres acteurs qui ont choisi des styles d’investissement différents. Lorsque vous êtes sur des produits de gestion passive ou des ETF, vous ne pilotez pas le risque. L’un de nos atouts sera de pouvoir gérer le risque pour nos clients à travers différentes classes d’actifs et en fonction des évolutions du marché. Nos clients ont toujours des attentes en matière de rendement et il est probable que les marchés en génèrent moins que par le passé. Dans ce contexte, je suis convaincu que nous serons bien mieux placés que d’autres pour fournir à nos clients les résultats qu’ils recherchent.

 

Comment le secteur se transforme-t-il et quelles sont les opportunités pour Natixis ?

Jean Raby : On parle beaucoup de la barbellization de notre industrie. D’un côté, se trouvent des gérants actifs spécialisés, pas forcément de grande taille, qui fournissent des stratégies sur mesure, génératrices de surperformance ; de l’autre, de gros fournisseurs de produits d’investissement à bas coût, conçus pour le marché de masse. Et coincés au milieu, on retrouve des petits gérants actifs qui peinent à être compétitifs ainsi que des gérants passifs, qui n’ont pas la masse critique qui leur permettrait d’offrir à leurs clients des solutions à bas coût en étant rentables.

La vision Natixis de la barbellization du secteur de la gestion d'actifs

Notre approche est légèrement différente. Bien que nos affiliés soient de taille variable (actifs sous gestion allant de 2 à 300 milliards d’euros), ils sont tous autonomes dans leurs styles d’investissement et proposent tous une gestion active et de conviction. Certains ont un positionnement de niche mais ensemble, ils forment un réseau avec la bonne taille critique et qui s’appuie sur une plateforme de distribution centralisée, elle-même à la bonne échelle. Nous avons donc un modèle unique, qui allie la souplesse et l’esprit d’entreprise des équipes d’investissement de la gestion active, avec un modèle de distribution centralisé et mondial. En parallèle, nous avons une plateforme qui fournit des solutions à bas coût et à fort rendement à nos clients assureurs, sur laquelle nous gérons de gros volumes. Même si les commissions sont plus faibles sur ce type de produits, nous sommes rentables parce que nous sommes très bons.

 

Natixis Investment Managers - Une plateforme de distribution mondiale Affiliés de Natixis Investment Managers